Ted MAN ON THE SILVER MOUNTAIN


Nombre de messages: 8502 Age: 50 Date d'inscription: 02/01/2007
 | Sujet: Jimmy WITHERSPOON Mar 3 Nov - 22:44 | |
| Formidable chanteur alliant les capacités vocales d’un Blues-shouter à la subtilité et la diction des meilleurs interprètes de Jazz, Jimmy WITHERSPPON savait comme aucun autre artiste, faire swinguer chaque mot de ses interprétations avec sa voix chaude de velours. Excellant dans tous les styles, du Blues à la Soul en passant par le Jazz, c’est à l’âge de cinq ans qu’il découvre ses talents de chanteur, en faisant partie de la chorale de l’église familiale, la Baptist Church. Puis en 1941, Jimmy WITHERSPOON s’engage dans l’US Navy où stationné à Calcutta, il découvre le Blues et fait ses débuts artistiques au sein du groupe de Teddy WEATHERFORD, un pianiste originaire de Chicago. C’est cette première expérience de la scène qui lui donne en 1942, l’envie de devenir chanteur professionnel.Démobilisé, Jimmy WITHERSPOON retourne en 1943 en Californie, où après avoir rencontré les jeunes talents du Blues-shouting, Joe TURNER et Jimmy RUSHING, il croise sur sa route Art TATUM, Slam STEWART, T. Bone WALKER et Jay "Hootie" McSHANN, un pianiste et chef d’orchestre qui l’engage dans sa formation. Cette collaboration qui durera six ans, donne à Jimmy WITHERSPOON l’expérience nécessaire pour lancer parallèlement sa carrière solo, dont les débuts officiels ont lieu en 1945 sous le label Philo.De 1946 à 1952, Jimmy WITHERSPOON enregistre toute une série de hits, dont "Ain’t Nobody’s Business" (en écoute sur cette page), une reprise d’un titre de Bessie SMITH, arrangée et modernisée par Jay McSHANN, et qui devient N°1 R&B. Sa notoriété lui permet à cette époque de jouer dans les lieux les plus prestigieux des Etats Unis, comme l’Apollo à New York, le Royal à Baltimore, le Melody à Hollywood ou encore le Flame Show Bar à Detroit, et ce jusqu’à l’arrivée du Rock’n’roll. Car fidèle au Blues, Jimmy WITHERSPOON refusant de réorienter son répertoire, connaît alors des déboires financiers qui le font sombrer dans l’alcoolisme.Il faut attendre 1959 et son passage triomphal au Monterey Jazz Festival, pour retrouver Jimmy WITHERSPOON sur scène et jouer alors avec les plus grands noms du Jazz, comme Ben WEBSTER, Coleman HAWKINS, Gerry MULLIGAN, Jon HENDRICKS, Benny GOLSON ou encore Count BASIE.Mais bien décidé à revenir vers le Blues, Jimmy WITHERSPOON grave en 1963 l’un de ses meilleurs albums, "Evenin’ Blues", en compagnie de T. Bone WALKER, avant d’enregistrer "Hush" en 1969 avec Charles BROWN, Red HOLLOWAY et Earl HOOKER. Alors que l’engouement pour le Blues électrique touche les jeunes américains, toujours fidèle au Blues jazzy, Jimmy WITHERSPOON s’associe pourtant à Eric BURDON, l’ancien leader des Animals, pour partir en tournée. Accompagné de l’orchestre régulier d’Eric BURDON, le groupe de funk noir californien WAR, Jimmy WITHERSPOON se retrouve donc sur scène pour participer à cette expérience musicale, celle d’un funk latino-américain fortement teinté de rhythm and blues. Puis Jimmy WITHERSPPOON grave l’album "Love Is a Five Letter Word", dont le succès en 1974 relance sa carrière. Il s’offre parallèlement une incursion vers le côté plus rock du Blues, en enregistrant un live avec le guitariste Robben FORD.Pendant dix ans, tournées, émissions de radios et de télévisions prestigieuses se succèdent aux Etats Unis, en Europe et au Japon pour Jimmy WITHERSPOON, sur un rythme qui ne ralentira qu’avec l’arrivée de la maladie. En effet, atteint d’un cancer à la gorge au milieu des années 80 et qui lui sera fatal fin 1997, Jimmy WITHERSPOON ne se produit plus alors que sporadiquement dans les clubs d’Hollywood, la ville où il vit alors. Il trouve pourtant encore la force d’enregistrer deux excellents albums, "The Blues, The Whole Blue and Nothing But The Blues" en 1992 et "Live at The Mint" en 1995, qui témoignent que son talent est resté intact.Avec une carrière qui s’étale sur un demi-siècle, Jimmy WITHERSPOON aura prouvé qu’il était plus qu’un simple Blues-shouter. Car avec sa capacité à chanter tous les styles, du Blues au Jazz en passant par la Soul, il avait ce talent unique, celui de cette incroyable aisance à se jouer de l’éclectisme de ce répertoire qu’il nous a légué.Jimmy WITHERSPOON, un artiste complet, qui a joué un rôle essentiel pour faire entrer pleinement le Blues dans l’histoire de la musique populaire américaine.
[size=12][size=9]© texte NPO pour Abc Blues & Soul. Octobre 2009
le voici ici avec ERIC BURDON(the Animals)
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Ted MAN ON THE SILVER MOUNTAIN


Nombre de messages: 8502 Age: 50 Date d'inscription: 02/01/2007
 | Sujet: Re: Jimmy WITHERSPOON Mar 3 Nov - 22:47 | |
| excellent ce titre n'est ce pas? je connaissais cette artiste via une compil, pour moi avec cette chanson c'est le parfait compromis, un blues lent avec une guitare quand même agressive.. |
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Chino HIGHWAY STAR


Nombre de messages: 4300 Date d'inscription: 03/02/2007
 | Sujet: Re: Jimmy WITHERSPOON Mer 4 Nov - 6:56 | |
| | Ted a écrit: | excellent ce titre n'est ce pas? je connaissais cette artiste via une compil, pour moi avec cette chanson c'est le parfait compromis, un blues lent avec une guitare quand même agressive.. |
Oui, excellent! |
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